Première halte, le Wendell Gilley Museum à Southwest Harbor. Encore une magnifique surprise dans un village qui fait 50 habitants à tout casser en hiver.
| Extérieur |
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| Accueil |
Le Musée est dédié à un artiste du crû, Wendell Gilley, qui a porté à la perfection l'art de sculpter dans le bois des oiseaux plus vrais que nature. Art ou artisanat ? La question est posée mais donner son oeuvre à voir était une excellente idée. Le Musée s'ouvre également à des sculptures contemporaines moins réalistes (mais représentant toujours des oiseaux) ainsi qu'à des tableaux.
| Dans le jardin du Musée |
Wendell Gilley a sculpté et peint des centaines d'oiseaux pour le magasin new-yorkais de Abercrombie & Fitch durant les années '30 et '40. Il était payé 3,75 $ par oiseau. Oui, LE fameux Abercrombie & Fitch. Gilley a jeté l'éponge après avoir honoré une commande de 500 faisans...
Parmi les peintres exposés au Musée, Carol Edelson, dont j'aime le chemin vers l'abstraction.
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| Carol Edelson |
Le Musée organise également des ateliers de sculpture pour enfants ou adultes, qui connaissent un beau succès.
Deuxième étape de la matinée, St. Saviour's Episcopal Parish à Bar Harbor. Oui, tous les villages (ou presque) s'appellent Quelque Chose Harbor...
Cette petite église de village est connue pour ses vitraux, dont une dizaine de Louis Comfort Tiffany (1848-1933), dans le plus beau style "Art Nouveau" américain. Tiffany est le père de la technique dite du "Verre Favrile", qu'il a brevetée en 1894. Cette technique emprisonne la couleur à l'intérieur du verre et l'ajout de sels métalliques le rend iridescent.
D'autres photos des vitraux de Tiffany sur l'album Picassa de Jeff.
Comme le beau temps revient, nous nous empressons de rejoindre une "carriage road" et passons toute l'après-midi dans les environs de la mare aux sorcières (Witch Pond) pour une superbe balade ensoleillée.
Pour notre dernier soir, nous décidons de faire un sort à notre crustacé favori. Direction le Beal's Lobster Pier, à deux minutes à pied de l'hôtel. Ce détail est important, voir plus loin.
Ce "resto", c'est zéro blabla, rusticité et simplicité garanties : tables et bancs de pic-nic en bois délavé par les intempéries, pas d'assiettes, pas de couverts, pas de verres. Les homards, uniquement cuits à la vapeur mais cuits à la perfection, sont emballés dans une grande feuille en plastique qui sert d'assiette. Nous nous délectons avec les doigts. Pour le modique prix de 7 euros tout compris pour un gros homard. L'un de nos meilleurs repas aux USA, ever !
Tout à coup, nous apercevons l'un des serveurs de l'hôtel qui passe une commande de homards à emporter... Xanthus, le resto du Claremont, se fournirait-il ici puis ferait-il passer la bestiole comme préparée maison ? Le mystère restera entier.





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