jeudi 9 août 2012

Maine - Day 5 - Du lever au coucher du soleil



Le soleil est de nouveau de la partie ! Il est temps pour nous de troquer parkas et parapluies contre shorts et chaussures de marche pour aller faire une exploration un peu plus détaillée du parc.



Mais tout d'abord, air connu, Jeff se lève à 4h du mat pour photographier le lever du soleil. Et aujourd'hui: pas de pluie, le matériel est prêt, les vêtements sont prêts. Chemin ponton de l’hôtel.

Je ne suis pas le seul debout: quelques pensionnaires prennent le frais sous le porche en fumant (triste ...). La rosée rend tout très glissant: la pelouse, les terrains de croquet que je dois traverser, la passerelle. Bref, c'est un peu casse-gueule mais qu'importe!

Mon trépied est installé, l'appareil photo fermement ancré, l'attente commence. Ce qui n'attend pas, c'est l’armée de moustiques qui festoient d'un gras touriste. Zut, j'ai oublie de m'enduire de répulsif.

Le lever de soleil est le moment idéal pour parler d'une particularité. Le Maine a décidé d’être dans le même fuseau horaire que New York (EST). Mais entre New York et, par exemple, Southwest Harbor, il y a 5'6" de différence pour la longitude. Cela équivaut à une différence en temps de plus ou moins 22 minutes. Donc, quand le lever du soleil est mentionné à 5h30 a New York, il se produit à 5h08 à Southwest Harbor dans la même référence de temps.

Le soleil commence à se lever et illumine la baie. Quelques photos plus tard, je fuis le froid et les moustiques.

 


Le petit déjeuner de l’hôtel n’étant servi qu'à partir de 8h et que nous sommes prêts à 7h, nous décidons d'aller explorer une des nombreuses boutiques avoisinantes pour notre fuel matinal. Si les établissements ferment tôt, genre vers 21h c'est mort, ils ouvrent tous à 6h30, voire 5h30. Est-ce pour accommoder les lève-tôt? Ou est-ce pour les pêcheurs? Cette dernière solution semble peu plausible: durant mon lever de soleil, j'ai entendu et vu plusieurs bateaux passer, et donc le petit déjeuner vers 6h30 est au moins 1h30 trop tard. Le mystère reste entier ...




Nos oeufs, toasts et thé éliminés (au Sea Biscuit), nous prenons le chemin du parc: direction un petit cour d'eau qui m'a fait de l'oeil lors du premier passage mais qui ne donnait rien sous la lumière écrasante de l’après-midi. Là, sous le soleil du matin, le paysage s'illumine et les couleurs commencent à chanter. Nous mitraillons tous deux le paysage.



Règle numéro 1 d'un parc national: quand quelqu'un s’arrête quelque part, les autres visiteurs se disent "cool, il doit y avoir quelque chose à voir, genre un ours ou un machin qui vaut le détour." Et donc, les voitures commencent à s'empiler derrière la nôtre, avec les gens qui pointent leur nez, voient que nous photographions un petit ruisseau et s'en vont après une photo. Ignares.



La route continue et nous faisons une petite halte au parking suivant, Bear Brook. Rien de bien excitant, juste une toile d’araignée couverte de rosée dans le soleil. Petite photo et re-route.



Comme le jour précédent, nous snobons Sand Beach. Le parking est d'ailleurs déjà presque plein.

Arrêt suivant: Jordan Pond. Le guide mentionne une petite promenade gentillette autour de la mare. Effectivement, cela commence tranquillement, et nous rencontrons des grenouilles, des têtards, des mouettes et l'un ou l'autre chipmunk en goguette. Mais cela va changer!



Phase 1 du travail des castors

Phase 2



















Rochers glissants ! Sentiers pentus ! Et oui, le chemin se transforme parcours santé. Et au total, nous aurons fait 5.3km. Vérification: au lieu de faire la Jordan Pond Path, nous avons fait la Jordan Pond Shore Trail. Pas mal pour deux citadins rouillés.

Là, c'est très facile...

Après avoir récupéré et bu une généreuse quantité d'eau, nous décidons de faire quelque chose de plus simple :  une promenade sur l'une des "carriage roads".






















Au début du 20ème siècle, John D. Rockefeller, résident d'été, a décidé de créer un réseau de voies circulables uniquement à pied, à cheval et en calèche. Pourquoi? Pour essayer de limiter l'invasion de l'automobile, qu'il trouve bruyante et puante... Et donc, il fait créer 150 kilomètres de chemins, avec une vingtaine de ponts pour enjamber soit une vallée, comme l'Amphitheater Valley, ou un ruisseau.





Ce réseau, qui longe les endroits les plus beaux du coin, existe toujours. Il est entretenu par les Parcs Nationaux. Les voitures y sont interdites, les vélos, cela dépend. Certaines sections appartiennent à des privés qui peuvent refuser le passage des vélos. Nous croisons un chariot tiré par un cheval. Très agréable promenade dans les bois, à l'abri du soleil tapant et des voitures.

Maison privée au milieu d'une "Carriage Road"




Mais la journée n'est pas finie! Nous reprenons le volant, destination le Mont Cadillac, pour une séance de photo au coucher du soleil.








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