mardi 7 août 2012

Maine - Day 4 - Jour de pluie

4 heures du matin, l'alarme sonne (air connu). Jeff se lève et ... 10 secondes plus tard,  "Il pleut" est le commentaire laconique accompagnant son retour au lit. Bref, une journée un peu tristounette sur le plan balade.

Petit déjeuner: pas de biche aujourd'hui.

Que faire un dimanche pluvieux ? Des activités d’intérieur. Okay, petits coquins, activités d’intérieur comme: musées, shopping et foire d’artisans.

Nous commençons par une exposition dans une école voisine. Si celle de la veille à Southwest Harbor était un tas ... pardon ... collectif de peintres du dimanche qui auraient mieux fait de se reposer plutôt que prendre les pinceaux - en tout cas pour certains - l'exposition "The Maine Crafts Guild" à la Mount Desert High School est d'une toute autre qualité: du travail soigné, des objets parfois à la limite de l'art, des techniques anciennes parfaitement maîtrisées, bref que du beau. Chantal est sur un petit nuage. Elle ramène d'ailleurs de la documentation, ces gens livrant partout dans le monde! Quelques liens: C. H. BecksvoortChris Leith StudioLouis J CharlettHillary HuttonRon KingObadiah Bourne Buell.


Pupitre de C. H. Becksvoort


Les oursins emballés de fils d'or de Chris Leith



Direction Bar Harbor, et son musée Abbe. Le Maine était peuplé par plusieurs tribus indiennes et la colonisation par les européens les a, ici aussi, réduits à pas grand chose. Depuis le début du 20ème siècle, la question indienne a été cruciale dans cet état. A la fin du 19ème siècle, les Indiens étaient employés par les Cottages (dans le sens premier de maison de vacances) ou fournissaient des guides et des aides pour les touristes de l’époque, appellés "rusticators".


Abbe Museum, du nom de son fondateur

Au début, les touristes vivaient la vie très simple des habitants du crû: pas de voiture, pas d’électricité, pas de gaz. Chauffage au bois, éclairage au kérosène et transport en carriole, à cheval ou en canoë. Mais la venue constante et croissante de riches hommes d'affaire de la Côte Est va changer la donne: les hôtels poussent comme des champignons, les maisons d’été se développent tout le long de la côte, dans les plus beaux endroits, le train arrive et l'homme rouge perd sa place.Le raffinement urbain s'infiltre partout et met fin aux touristes "aventuriers" et à la simplicité rustique associée à l'endroit.


Il faudra attendre les années 50 pour que soit retrouvé le traité signé entre les Indiens et les colons en 1794. Va s'ensuivre une épique bataille juridique qui durera 23 ans! Petit à petit, les Indiens vont conquérir de nouveaux droits, le plus symbolique étant le droit de vote pour l'Etat du Maine en 1967. Soit 48 ans après l'octroi du droit de vote aux femmes et 2 ans après le Voting Rights Act, qui interdit la discrimination lors des suffrages.

Quelle belle surprise que ce magnifique musée bien conçu, avec des pièces exceptionnelles, bien mises en valeur. Tout cela dans un village qui en hiver compte à peine 70 habitants permanents. Là aussi, de l'artisanat - tissage de panier, vannerie, sculpture - où les techniques anciennes sont mises au service d'une conception contemporaine. Avec parfois des adaptations modernes, telle cette artiste qui teint ses lamelles de bois dans la casserole à spaghetti familiale...


Les paniers de Rosanne Bernard

Petite promenade dans ce village charmant, fleuri et bien entretenu, repas rapide dans la taverne dite "A la baleine assoiffée", suivie d'une glace dans un magasin frôlant l’indécent tant les produits chocolatés et les glaces sont variés et nombreux. Ils ont même une glace au homard, ce qui nous rend un peu dubitatif, nous n'essayerons pas.


Le "Green" de Bar Harbor








Chantal visite un autre magasin d'artisans où elle retrouve certains des exposants du matin. Elle flashe sur les créations de Claire Perry, qui au départ de bois flotté et de quelques matériaux de récup propose des créatures aquatiques étonnantes, rigolotes ou impressionnantes de férocité. Une petite séance de shopping plus tard, nous rentrons à l’hôtel et bloguons en pensant à nos fidèles lecteurs.

Claire Perry



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